lunes, 6 de mayo de 2013

QUAND LA VERITE N'EST PAS LIBRE,LA VERITE N'EST PAS VRAIE .-


----------------------------

Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie, disait Jacques Prévert. Et il clignait de l’oeil. Mais notre peuple à qui on a désappris les valeurs essentielles de la vérité et les règles élémentaires de la liberté ne comprend même plus les clins d’oeil et il se laisse hacher menu, chaque matin, dans la machine-à-mentir du Système quand il ne se couche pas à plat ventre, le visage dans la poussière, devant les idoles en matière plastique de Mammon. Que faire alors? interroge l’homme révolté. Et le sage de lui répondre: Traque le mensonge et laisse éclater la vérité sur la place publique! – Fort bien. Seulement, lorsque la vérité a été dite et les mensonges oubliés, il reste encore les menteurs, rétorque l’homme révolté. Mais l’homme sage se tait. Le rebelle, alors, de lui dire: Écrase l’échine des pleutres de tes bottes et marche droit quand tous se couchent! – Excellente idée. Mais la rébellion d’un despérado ne transforme pas pour autant les lâches en héros, ni une société de cloportes en un peuple brave et fier ni une capitulation en victoire, riposte l’homme révolté! Mais le rebelle se tait. Le révolutionnaire, alors, prend la parole: Ne perds pas de temps à traquer le mensonge. Laisse les cloportes pourrir dans les poubelles de leur destin. Crée un ordre hiérarchisé de cadres. Délimite les buts. Mets les idées et les valeurs au-dessus des hommes. Pose les jalons de la nouvelle époque!
Révolution! Le mot est lâché. Il résonne du cliquetis des armes et de l’entrechoc des idées, les idées qui sont au monde ce que la musique est à l’orchestre. Les révolutions, qui sont les forceps de l’histoire, accouchent, elles, les idées. Leur dénouement n’est jamais que l’aboutissement d’une longue période préparatoire, rebelle par nature au dilettantisme. De fait: une révolution ne s’improvise pas. Les révolutionnaires sont des gens sérieux, rigoureux, conséquents et disciplinés. Les charlots finissent vite dans les poubelles! Car une révolution, „il faut la gagner! Une révolution ne se fait qu’une seule fois” prévient Moeller van den Bruck. Le révolutionnaire, préfiguration de l’homme nouveau, a effacé en lui-même tous les stigmates de l’homme ancien. Il réunit la foi du missionnaire, semeur d’idées et le pragmatisme de l’homme d’action, qui les applique. Son parcours est difficile, laborieux, périlleux. Aucune pression ne peut le faire plier, aucune intrigue le diviser, aucun opportunisme ne peut lui faire changer de cap. Pour l’unique raison qu’il ne cesse, un seul instant, de croire à l’unité incorruptible de sa communauté, à la force rédemptrice de ses idées et à leur accomplissement dans la révolution!
Quant à nous, ce n’est ni à Rome, ni à Berlin, et encore moins à Moscou que ce cheminement a commencé, mais sous le soleil torride de l’Algérie enfiévrée et ensanglantée des années 50. C’est en effet dans le chaudron de la passionaria algérienne, rempli à ras bord d’une mixture explosive s’il en fut, brassage innommable d’espérances trahies et de trahisons décorées, de courage inutile et de lâchetés récompensées, de fidélités trompées et d’injustices impunies que devaient poindre les premiers ébats d’un révolte immature, prise au piège de sa passion, si latine et de sa jactance, si méditerranéenne. L’arbre de l’utopie coloniale lui cachait encore toute la forêt de la logique racialiste que ›Terre et Peuple‹ a résumée dans un slogan qui claque aux vents de l’évidence sa vérité tellement simple: À chaque peuple, sa terre! ABC du droit des peuples, ABC du respect envers le peuples, ABC de la paix entre les peuples.
Ces rebelles étaient sans le savoir des révoltés d’arrière-garde qui se battaient pour une cause sans avenir parce qu’il manquait à la revendication du sol la légitimité supérieure: le droit du sang. Et cependant: ces révoltés de l’Algérie française, victorieux sur le terrain mais défaits par la politique, ignoraient encore que ce traumatisme les aiderait à transformer une défaite passagère en victoire intérieure, celle-là capitale pour l’avenir. Les plus intelligents, rescapés du ›Front Nationaliste‹, allaient en effet passer sans transition à une vitesse supérieure de la réflexion. Un manuel de réflexion, Pour une Critique Positive, pose dès 1964 les bases de la théorie et de l’action pré-révolutionnaires. Ce sera le Que faire? des Nationalistes. Une analyse sévère et précise des causes de l’échec algérien, la mise à nu des tares de l’opposition nationale, la dissection du mécanisme des événements et des rouages de la société métamorphose d’un coup les motifs d’une révolte contre un régime en principes d’action contre un Système. C’est le premier cocon révolutionnaire. Dans l’approche qu’elle porte sur les événements, les idées et les hommes, la critique positive applique le paramètre du réalisme biologique entrevu à la dimension du monde blanc, autrement dit de la conscience raciale. Ce nouveau paramètre qui transcende dorénavant toute la démarche critique, bouleverse les frontières nationales arbitraires qu’il replace sur leurs lignes de front naturelles: celles du sang, deuxième cocon révolutionnaire. Le réalisme biologique détient en effet la clé déterminante qui permet de saisir et de comprendre tous les points d’appui idéologiques du puzzle religieux, culturel, politique du Système, ses tenants et aboutissants. La conscience révolutionnaire identitaire européenne vient d’éclore, troisième cocon révolutionnaire. La théorie a désormais trouvé ses assises. Merci Dominique Venner!
Le sacrifice aura été lourd: une défaite, des victimes et des tragédies par milliers, des condamnations, des remises en question et des revirements doctrinaux radicaux. Mais la métamorphose est un succès: les rebelles désordonnés, parfois burlesques d’une Algérie française désormais incompatible avec les nouveaux axiomes, ont mué en révolutionnaires d’avant-garde, en une élite capable de juger et d’expliquer les événements parce que maître d’une doctrine de la connaissance, c’est-à-dire maître d’une vue-du-monde. Et c’est cela, désormais, qui comptera.
C’est à cette époque que beaucoup parmi nous sont entrés dans le combat révolutionnaire, comme d'autres, il faut bien le dire, entrent dans un ordre. La foi en la révolution, la vision d’un monde nouveau, la certitude d’incarner une idée juste et nécessaire devenaient le moteur de tout ce à quoi, désormais, nous aspirions: abattre dès que possible un Système qui condamne l’idéal européen d’un type humain supérieur qui voue les masses ahuries au culte suicidaire du métissage, qui déclare hors-la-loi les valeurs les plus élémentaires de l’esprit européen classique: le culte des valeurs viriles, le courage, le goût du risque, l’esprit de discipline et de maîtrise de soi, la loyauté, la fidélité au serment, la soumission au devoir, la noblesse du travail, le mépris du lucre. Rongée par les métastases du Système l’Europe a dégringolé, en un temps record, les marches de l’Olympe et elle n’en finit plus de végéter dans quelques sous-sols Monoprix de la société marchande, tandis que les grands mythes conducteurs de notre culture s’évanouissent dans la mémoire des nouvelles générations à proportion égale des ahurissements multiformes qui les broient, à l’âge judéo-américain qui a troqué Périclès, Faust ou Mozart contre les pitres shootés du show-busness, les zombies en matière plastique repeints en blanc à la Michael Jackson. Puis, au fil du temps, la notion de Révolution s’est encore métamorphosée dans une idée enchanteresse, un peu comme si Merlin l’avait enfouie dans quelque tréfonds de notre conscience, aussi insaisissable et aussi mystérieuse qu'un archétype, à cheval sur la prise de conscience intolérable d'une réalité humaine, politique, sociale, culturelle de plus en plus abjecte – et une vision du monde qui nous emplit, comme un empire intérieur, nous guide et nous oriente à travers les déchets biologiques d’une société moribonde effondrée au milieu de ses ruines que l’on évalue à leur pesant de surconsumérisme adipeux, d’individualisme termitophile, de couardise épidermique, de soumission mécanique, de bêtise cultivée, à force de pousser les ténèbres dans les catacombes d'une Europe qui s'éloigne à pas de métis de son sang, de son esprit et de ses dieux.
La révolution, ironise Dominique Venner, n’est ni un bal costumé ni un exutoire pour mythomanes. Depuis maintenant un demi-siècle que nous ruminons ce mot, nous avons appris à mesurer l’importance qu’il faut donner aux idées, l’efficacité qu’il faut donner à l’organisation et le sérieux qu’il faut consacrer à la tactique et à la stratégie, toutes choses déjà écrites dans Critique Positive, plus actuelle que jamais depuis que des nationaux de carton à la Poujade ou de plastique à la Le Pen n’ont cessé d’illustrer et de confirmer les tares de ce qu’il faut bien appeler la maladie infantile du nationalisme. Mais Révolution n’est encore que le prénom de la révolution identitaire encore à l’affût de l’étincelle qui fera s’embraser le volcan. L’Action Européenne veut être précisément la synergie des ateliers révolutionnaires pour nous équiper de concepts et d’idées qui sont à la Résistance ce que les munitions sont aux armes, pour mieux organiser les moyens de la Résistance, pour mieux renforcer l’efficacité de cette Résistance. Elle veut rassembler tous ceux qui savent que si la nation s’est transformée en fonds de boutique ou en bazar d’Anatolie, l’âme du peuple, son histoire, sa conscience, sa pensée, continuent de palpiter, de battre, de vivre dans l’âme, dans la conscience et dans la volonté de celles et de ceux qui en sont devenus les gardiens et les éveilleurs!
Nous sommes mes amis les éveilleurs de l’âme de notre race et les gardiens de son sang! A ceux qui l'auraient peut-être oublié, rappelons-le: nous sommes en guerre! Une guerre à mort, la guerre du globalisme contre les Peuples, la guerre de l’arbitraire contre le droit, la guerre du nomadisme contre l'enracinement, la guerre de l'or et de la marchandise contre le Sang et le Sol, la guerre des planétariens contre les identitaires. La même guerre, deux fois millénaire, qui commença entre Athènes et Jérusalem et qui se poursuit avec des moyens autrement efficaces et décuplés entre une Jerusalem washingtonisée et une Athènes élargie au monde blanc tout entier. Une guerre de tous les instants, de tous les lieux, de tous les pays qui soumet nos peuples au harcèlement permanent d'un ennemi pluriforme qui parle toutes les langues et porte toutes les peaux, qui colporte tous les mensonges, même les plus invraisemblables, qui s’adonne à toutes les perfidies, même les plus inimaginables, et qui mène, d'un bout à l'autre du globe, la guerre la plus dangereuse, la plus barbare, la plus totale que de mémoire d’homme on n’ait jamais connue. Une guerre qui laisse abdiquer la raison des plus faibles, fait vaciller leurs consciences, endort leurs instincts, leur fait oublier les racines, empoisonne leurs organismes. Guerre politique par le biais des gouvernements au pouvoir et des partis à la laisse du pouvoir; guerre juridique, par le biais de magistrats métamorphosés en inquisiteurs; guerre répressive par le vote de lois de plus en plus arbitraires; guerre professionnelle, par le biais des dénonciations qui mettent en péril les salaires; guerre publicitaire généralisée qui fait la promotion du métissage à tous les degrés et à tous les endroits, sur l'affiche du métro comme dans la salle d'attente de la gare, dans le catalogue de la Redoute ou le prospectus du supermarché, le commentaire du musée ou la lettre pastorale du village; guerre nutritionnelle et énergétique que mènent des sociétés criminelles à la Monsanto, qui pillent les ressources pour imposer des aliments manipulés; guerre médiatique de la presse écrite, parlée, télévisée; guerre culturelle par le biais du cinéma, du théâtre, de la peinture, de l'architecture ou des arts en général, lesquels ne sont plus valorisés pour leur qualité intrinsèque mais admis ou refusés selon qu'ils sont ou non ›politiquement corrects‹; guerre pédagogique qui soumet les enfants au pilonnage des éducateurs du Système; je vous ferai grâce du sermon du dimanche auquel, vous avez, j’espère, militants identitaires, le privilège insigne d'échapper!
1. La révolution identitaire – son nom l’indique – sera d’abord une révolution du Sang et du Sol. Le Sang est l'alpha de la vie d'un Peuple et de sa culture mais il peut devenu aussi l'omega de sa dégénérescence et de sa mort si le peuple ne respecte plus les lois naturelles de son homogénéité. Le sol est le corps spatial du Sang dont il importe de circonscrire les frontières et d'assurer la protection. L’éthologue de pointe Irenäus Eibl-Eibesfeldt le dit clairement: les ethnies obéissent, pour se développer et pour survivre, à des mécanismes d’auto-protection identitaire et territoriale qui sont le moteur de l’évolution. La révolution identitaire sera une révolution ethnopolitique qui bouleversera les données habituelles de la géopolitique. Car nous sommes conscients d'appartenir au même phylum génétique, quelles que soient ses variantes germaniques, celtiques, grecques, romaines ou slaves. Eibl-Eibesfeldt est là aussi catégorique: la population européenne est encore, aux plan biologique et anthropologique, homogène et parfaitement bien caractérisée.
2. La révolution identitaire sera une révolution religieuse, parce que fidèle à la plus longue mémoire indo-européenne, et culturelle, parce que organique et enracinée par opposition à la civilisation planétaire égalitariste américano-occidentale, civilisation cosmopolite du capitalisme apatride et sauvage, de l’économie et du matérialisme érigés en valeur absolue. Une civilisation qui a décrété, ignominie suprême, par un retournement spectaculaire des valeurs européennes, que le destin des hommes, dorénavant, serait assujeti à celui des marchands!
3. La révolution identitaire sera une révolution écologique qui mettra fin au mythe mortifère de la croissance continue qui fait courir le monde à la catastrophe et qui est, pour reprendre une phrase de Gustave Thibon le propre des chutes plus que des ascensions. Favorable à la théorie de la décroissance, elle s’emploiera à mettre un frein radical aussi bien à la surconsommation absurde qu’au néo-barbarisme de l’exploitation inconsidérée qui saccagent et polluent l’environnement, épuisent les ressources, menacent la santé. L’environnement n’est pas seulement un espace de vie, l’environnement donne un sens à notre vie. Il est à notre corps, à notre esprit et à notre âme ce que sont les arbres pour la forêt.
4. La révolution identitaire sera une révolution économique: nous sommes tous conscients que le capitalisme apatride et marchand est une des têtes du Mal absolu. Il faut trancher impérativement cette tête monstrueuse si l’on veut rendre justice aux hommes et à la terre. Nous déclarons la guerre à l'évangile du Profit et nous condamnons le veau d'Or à l'abattage. Le socialisme „qui est pour nous l'enracinement, la hiérarchie, l'organisation“ commence, là où finit le marxisme, constatait Moeller van den Bruck. Pour ajouter qu’il „ne peut être compris qu’en se plaçant à un point de vue juif. Ce n’est pas par hasard que tous les traits de Marx sont mosaiques, macchabéiques, talmudiques“. Le libéralisme qui „a miné les civilisations, détruit les religions, ruiné des patries“ a pris la relève du marxisme. Le cosmopolitisme continue l'internationale, les technocrates ont pris la place des bureaucrates et ce sont, encore et toujours, les mêmes lobbies macchabéiques qui continuent d’exploiter la planète et d’assujetir les peuples. La révolution identitaire saura s’inspirer du socialisme français dans la tradition de Proudhon et de Sorel et du socialisme allemand organique. Ce socialisme identitaire, sera, mes amis, le principe du nouvel Empire européen, fondé sur une définition de l’homme dans laquelle l’éthique de l’honneur, le courage, l’énergie, la loyauté, le civisme retrouveront les rôles naturels qu’ils ont perdus. Le socialisme identitaire, au service exclusif de la Communauté du Peuple, sera consubstanciel de l'économie organique, elle-même conçue comme un organisme vivant et hiérarchisé, soumis à la volonté du Politique. Voilà pourquoi notre révolution sera une révolution ethno-socialiste! C’est à Pierre Vial que nous devons cette définion.
Je décèle dans l’immédiat 3 priorités majeures:
1. La création d’une Académie Identitaire.
2. La coordination d’actions communes dans tous les pays où notre mouvance a pris pied. Eugène Krampon propose aussi la création d’un Komintern identitaire.
3. Pour être opératifs demain, il est impératif que les Lois du nouvel État soient déjà formulées. Des spécialistes du Droit Constitutionnel peuvent déjà formuler les axiomes et les lois du nouveau Droit identitaire. Y compris les chefs d’accusation qui permettraient d’assigner devant les nouveaux tribunaux les apprentis sorciers du métissage organisé.
Sachons être donc la minorité agissante qui a compris, comme le disait Maurice Bardèche, que „cette tâche immense nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation“, qui a su forger une conscience révolutionnaire, qui sait que „rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine“, tant que l’on n’aura pas expliqué „au peuple combien on l’a trompé“, et comment on le mène sur le bûcher de son éradication raciale; la minorité agissante „pénétrée d’une nouvelle conception du monde“, maîtresse d’une doctrine claire qui réussit à convaincre les plus incrédules par „sa mystique, son exemple, sa sincérité“, qui enseigne „un ordre politique fondé sur la hiérarchie du mérite et de la valeur et qui apporte une solution universelle aux problèmes posés à l’homme par la révolution technique“. (Critique positive) Devenons pour cela les nouveaux corps francs de la Révolution, soyons les éveilleurs de notre peuple, forgé par le même sang, soudé dans la même volonté, uni autour du même destin! Le défi est immense, certes, à la limite de la raison, mais qu’importe, mes amis, car c’est de cette folie que la sagesse accouche, c’est de cette volonté que la vie se garde et c’est de ce désespoir que rejaillit l’espérance!
À condition de le savoir, à condition d’y croire, à condition de le vouloir.
Révolution! Le mot est lâché. Il résonne du cliquetis des armes et de l’entrechoc des idées, les idées qui sont au monde ce que la musique est à l’orchestre. Les révolutions, qui sont les forceps de l’histoire, accouchent, elles, les idées. Leur dénouement n’est jamais que l’aboutissement d’une longue période préparatoire, rebelle par nature au dilettantisme. De fait: une révolution ne s’improvise pas. Les révolutionnaires sont des gens sérieux, rigoureux, conséquents et disciplinés. Les charlots finissent vite dans les poubelles! Car une révolution, „il faut la gagner! Une révolution ne se fait qu’une seule fois” prévient Moeller van den Bruck. Le révolutionnaire, préfiguration de l’homme nouveau, a effacé en lui-même tous les stigmates de l’homme ancien. Il réunit la foi du missionnaire, semeur d’idées et le pragmatisme de l’homme d’action, qui les applique. Son parcours est difficile, laborieux, périlleux. Aucune pression ne peut le faire plier, aucune intrigue le diviser, aucun opportunisme ne peut lui faire changer de cap. Pour l’unique raison qu’il ne cesse, un seul instant, de croire à l’unité incorruptible de sa communauté, à la force rédemptrice de ses idées et à leur accomplissement dans la révolution!

Quant à nous, ce n’est ni à Rome, ni à Berlin, et encore moins à Moscou que ce cheminement a commencé, mais sous le soleil torride de l’Algérie enfiévrée et ensanglantée des années 50. C’est en effet dans le chaudron de la passionaria algérienne, rempli à ras bord d’une mixture explosive s’il en fut, brassage innommable d’espérances trahies et de trahisons décorées, de courage inutile et de lâchetés récompensées, de fidélités trompées et d’injustices impunies que devaient poindre les premiers ébats d’un révolte immature, prise au piège de sa passion, si latine et de sa jactance, si méditerranéenne. L’arbre de l’utopie coloniale lui cachait encore toute la forêt de la logique racialiste que ›Terre et Peuple‹ a résumée dans un slogan qui claque aux vents de l’évidence sa vérité tellement simple: À chaque peuple, sa terre! ABC du droit des peuples, ABC du respect envers le peuples, ABC de la paix entre les peuples.
Ces rebelles étaient sans le savoir des révoltés d’arrière-garde qui se battaient pour une cause sans avenir parce qu’il manquait à la revendication du sol la légitimité supérieure: le droit du sang. Et cependant: ces révoltés de l’Algérie française, victorieux sur le terrain mais défaits par la politique, ignoraient encore que ce traumatisme les aiderait à transformer une défaite passagère en victoire intérieure, celle-là capitale pour l’avenir. Les plus intelligents, rescapés du ›Front Nationaliste‹, allaient en effet passer sans transition à une vitesse supérieure de la réflexion. Un manuel de réflexion, Pour une Critique Positive, pose dès 1964 les bases de la théorie et de l’action pré-révolutionnaires. Ce sera le Que faire? des Nationalistes. Une analyse sévère et précise des causes de l’échec algérien, la mise à nu des tares de l’opposition nationale, la dissection du mécanisme des événements et des rouages de la société métamorphose d’un coup les motifs d’une révolte contre un régime en principes d’action contre un Système. C’est le premier cocon révolutionnaire. Dans l’approche qu’elle porte sur les événements, les idées et les hommes, la critique positive applique le paramètre du réalisme biologique entrevu à la dimension du monde blanc, autrement dit de la conscience raciale. Ce nouveau paramètre qui transcende dorénavant toute la démarche critique, bouleverse les frontières nationales arbitraires qu’il replace sur leurs lignes de front naturelles: celles du sang, deuxième cocon révolutionnaire. Le réalisme biologique détient en effet la clé déterminante qui permet de saisir et de comprendre tous les points d’appui idéologiques du puzzle religieux, culturel, politique du Système, ses tenants et aboutissants. La conscience révolutionnaire identitaire européenne vient d’éclore, troisième cocon révolutionnaire. La théorie a désormais trouvé ses assises. Merci Dominique Venner!
Le sacrifice aura été lourd: une défaite, des victimes et des tragédies par milliers, des condamnations, des remises en question et des revirements doctrinaux radicaux. Mais la métamorphose est un succès: les rebelles désordonnés, parfois burlesques d’une Algérie française désormais incompatible avec les nouveaux axiomes, ont mué en révolutionnaires d’avant-garde, en une élite capable de juger et d’expliquer les événements parce que maître d’une doctrine de la connaissance, c’est-à-dire maître d’une vue-du-monde. Et c’est cela, désormais, qui comptera.
C’est à cette époque que beaucoup parmi nous sont entrés dans le combat révolutionnaire, comme d'autres, il faut bien le dire, entrent dans un ordre. La foi en la révolution, la vision d’un monde nouveau, la certitude d’incarner une idée juste et nécessaire devenaient le moteur de tout ce à quoi, désormais, nous aspirions: abattre dès que possible un Système qui condamne l’idéal européen d’un type humain supérieur qui voue les masses ahuries au culte suicidaire du métissage, qui déclare hors-la-loi les valeurs les plus élémentaires de l’esprit européen classique: le culte des valeurs viriles, le courage, le goût du risque, l’esprit de discipline et de maîtrise de soi, la loyauté, la fidélité au serment, la soumission au devoir, la noblesse du travail, le mépris du lucre. Rongée par les métastases du Système l’Europe a dégringolé, en un temps record, les marches de l’Olympe et elle n’en finit plus de végéter dans quelques sous-sols Monoprix de la société marchande, tandis que les grands mythes conducteurs de notre culture s’évanouissent dans la mémoire des nouvelles générations à proportion égale des ahurissements multiformes qui les broient, à l’âge judéo-américain qui a troqué Périclès, Faust ou Mozart contre les pitres shootés du show-busness, les zombies en matière plastique repeints en blanc à la Michael Jackson. Puis, au fil du temps, la notion de Révolution s’est encore métamorphosée dans une idée enchanteresse, un peu comme si Merlin l’avait enfouie dans quelque tréfonds de notre conscience, aussi insaisissable et aussi mystérieuse qu'un archétype, à cheval sur la prise de conscience intolérable d'une réalité humaine, politique, sociale, culturelle de plus en plus abjecte – et une vision du monde qui nous emplit, comme un empire intérieur, nous guide et nous oriente à travers les déchets biologiques d’une société moribonde effondrée au milieu de ses ruines que l’on évalue à leur pesant de surconsumérisme adipeux, d’individualisme termitophile, de couardise épidermique, de soumission mécanique, de bêtise cultivée, à force de pousser les ténèbres dans les catacombes d'une Europe qui s'éloigne à pas de métis de son sang, de son esprit et de ses dieux.
La révolution, ironise Dominique Venner, n’est ni un bal costumé ni un exutoire pour mythomanes. Depuis maintenant un demi-siècle que nous ruminons ce mot, nous avons appris à mesurer l’importance qu’il faut donner aux idées, l’efficacité qu’il faut donner à l’organisation et le sérieux qu’il faut consacrer à la tactique et à la stratégie, toutes choses déjà écrites dans Critique Positive, plus actuelle que jamais depuis que des nationaux de carton à la Poujade ou de plastique à la Le Pen n’ont cessé d’illustrer et de confirmer les tares de ce qu’il faut bien appeler la maladie infantile du nationalisme. Mais Révolution n’est encore que le prénom de la révolution identitaire encore à l’affût de l’étincelle qui fera s’embraser le volcan. L’Action Européenne veut être précisément la synergie des ateliers révolutionnaires pour nous équiper de concepts et d’idées qui sont à la Résistance ce que les munitions sont aux armes, pour mieux organiser les moyens de la Résistance, pour mieux renforcer l’efficacité de cette Résistance. Elle veut rassembler tous ceux qui savent que si la nation s’est transformée en fonds de boutique ou en bazar d’Anatolie, l’âme du peuple, son histoire, sa conscience, sa pensée, continuent de palpiter, de battre, de vivre dans l’âme, dans la conscience et dans la volonté de celles et de ceux qui en sont devenus les gardiens et les éveilleurs!
Nous sommes mes amis les éveilleurs de l’âme de notre race et les gardiens de son sang! A ceux qui l'auraient peut-être oublié, rappelons-le: nous sommes en guerre! Une guerre à mort, la guerre du globalisme contre les Peuples, la guerre de l’arbitraire contre le droit, la guerre du nomadisme contre l'enracinement, la guerre de l'or et de la marchandise contre le Sang et le Sol, la guerre des planétariens contre les identitaires. La même guerre, deux fois millénaire, qui commença entre Athènes et Jérusalem et qui se poursuit avec des moyens autrement efficaces et décuplés entre une Jerusalem washingtonisée et une Athènes élargie au monde blanc tout entier. Une guerre de tous les instants, de tous les lieux, de tous les pays qui soumet nos peuples au harcèlement permanent d'un ennemi pluriforme qui parle toutes les langues et porte toutes les peaux, qui colporte tous les mensonges, même les plus invraisemblables, qui s’adonne à toutes les perfidies, même les plus inimaginables, et qui mène, d'un bout à l'autre du globe, la guerre la plus dangereuse, la plus barbare, la plus totale que de mémoire d’homme on n’ait jamais connue. Une guerre qui laisse abdiquer la raison des plus faibles, fait vaciller leurs consciences, endort leurs instincts, leur fait oublier les racines, empoisonne leurs organismes. Guerre politique par le biais des gouvernements au pouvoir et des partis à la laisse du pouvoir; guerre juridique, par le biais de magistrats métamorphosés en inquisiteurs; guerre répressive par le vote de lois de plus en plus arbitraires; guerre professionnelle, par le biais des dénonciations qui mettent en péril les salaires; guerre publicitaire généralisée qui fait la promotion du métissage à tous les degrés et à tous les endroits, sur l'affiche du métro comme dans la salle d'attente de la gare, dans le catalogue de la Redoute ou le prospectus du supermarché, le commentaire du musée ou la lettre pastorale du village; guerre nutritionnelle et énergétique que mènent des sociétés criminelles à la Monsanto, qui pillent les ressources pour imposer des aliments manipulés; guerre médiatique de la presse écrite, parlée, télévisée; guerre culturelle par le biais du cinéma, du théâtre, de la peinture, de l'architecture ou des arts en général, lesquels ne sont plus valorisés pour leur qualité intrinsèque mais admis ou refusés selon qu'ils sont ou non ›politiquement corrects‹; guerre pédagogique qui soumet les enfants au pilonnage des éducateurs du Système; je vous ferai grâce du sermon du dimanche auquel, vous avez, j’espère, militants identitaires, le privilège insigne d'échapper!
1. La révolution identitaire – son nom l’indique – sera d’abord une révolution du Sang et du Sol. Le Sang est l'alpha de la vie d'un Peuple et de sa culture mais il peut devenu aussi l'omega de sa dégénérescence et de sa mort si le peuple ne respecte plus les lois naturelles de son homogénéité. Le sol est le corps spatial du Sang dont il importe de circonscrire les frontières et d'assurer la protection. L’éthologue de pointe Irenäus Eibl-Eibesfeldt le dit clairement: les ethnies obéissent, pour se développer et pour survivre, à des mécanismes d’auto-protection identitaire et territoriale qui sont le moteur de l’évolution. La révolution identitaire sera une révolution ethnopolitique qui bouleversera les données habituelles de la géopolitique. Car nous sommes conscients d'appartenir au même phylum génétique, quelles que soient ses variantes germaniques, celtiques, grecques, romaines ou slaves. Eibl-Eibesfeldt est là aussi catégorique: la population européenne est encore, aux plan biologique et anthropologique, homogène et parfaitement bien caractérisée.
2. La révolution identitaire sera une révolution religieuse, parce que fidèle à la plus longue mémoire indo-européenne, et culturelle, parce que organique et enracinée par opposition à la civilisation planétaire égalitariste américano-occidentale, civilisation cosmopolite du capitalisme apatride et sauvage, de l’économie et du matérialisme érigés en valeur absolue. Une civilisation qui a décrété, ignominie suprême, par un retournement spectaculaire des valeurs européennes, que le destin des hommes, dorénavant, serait assujeti à celui des marchands!
3. La révolution identitaire sera une révolution écologique qui mettra fin au mythe mortifère de la croissance continue qui fait courir le monde à la catastrophe et qui est, pour reprendre une phrase de Gustave Thibon le propre des chutes plus que des ascensions. Favorable à la théorie de la décroissance, elle s’emploiera à mettre un frein radical aussi bien à la surconsommation absurde qu’au néo-barbarisme de l’exploitation inconsidérée qui saccagent et polluent l’environnement, épuisent les ressources, menacent la santé. L’environnement n’est pas seulement un espace de vie, l’environnement donne un sens à notre vie. Il est à notre corps, à notre esprit et à notre âme ce que sont les arbres pour la forêt.
4. La révolution identitaire sera une révolution économique: nous sommes tous conscients que le capitalisme apatride et marchand est une des têtes du Mal absolu. Il faut trancher impérativement cette tête monstrueuse si l’on veut rendre justice aux hommes et à la terre. Nous déclarons la guerre à l'évangile du Profit et nous condamnons le veau d'Or à l'abattage. Le socialisme „qui est pour nous l'enracinement, la hiérarchie, l'organisation“ commence, là où finit le marxisme, constatait Moeller van den Bruck. Pour ajouter qu’il „ne peut être compris qu’en se plaçant à un point de vue juif. Ce n’est pas par hasard que tous les traits de Marx sont mosaiques, macchabéiques, talmudiques“. Le libéralisme qui „a miné les civilisations, détruit les religions, ruiné des patries“ a pris la relève du marxisme. Le cosmopolitisme continue l'internationale, les technocrates ont pris la place des bureaucrates et ce sont, encore et toujours, les mêmes lobbies macchabéiques qui continuent d’exploiter la planète et d’assujetir les peuples. La révolution identitaire saura s’inspirer du socialisme français dans la tradition de Proudhon et de Sorel et du socialisme allemand organique. Ce socialisme identitaire, sera, mes amis, le principe du nouvel Empire européen, fondé sur une définition de l’homme dans laquelle l’éthique de l’honneur, le courage, l’énergie, la loyauté, le civisme retrouveront les rôles naturels qu’ils ont perdus. Le socialisme identitaire, au service exclusif de la Communauté du Peuple, sera consubstanciel de l'économie organique, elle-même conçue comme un organisme vivant et hiérarchisé, soumis à la volonté du Politique. Voilà pourquoi notre révolution sera une révolution ethno-socialiste! C’est à Pierre Vial que nous devons cette définion.
Je décèle dans l’immédiat 3 priorités majeures:
1. La création d’une Académie Identitaire.
2. La coordination d’actions communes dans tous les pays où notre mouvance a pris pied. Eugène Krampon propose aussi la création d’un Komintern identitaire.
3. Pour être opératifs demain, il est impératif que les Lois du nouvel État soient déjà formulées. Des spécialistes du Droit Constitutionnel peuvent déjà formuler les axiomes et les lois du nouveau Droit identitaire. Y compris les chefs d’accusation qui permettraient d’assigner devant les nouveaux tribunaux les apprentis sorciers du métissage organisé.
Sachons être donc la minorité agissante qui a compris, comme le disait Maurice Bardèche, que „cette tâche immense nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation“, qui a su forger une conscience révolutionnaire, qui sait que „rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine“, tant que l’on n’aura pas expliqué „au peuple combien on l’a trompé“, et comment on le mène sur le bûcher de son éradication raciale; la minorité agissante „pénétrée d’une nouvelle conception du monde“, maîtresse d’une doctrine claire qui réussit à convaincre les plus incrédules par „sa mystique, son exemple, sa sincérité“, qui enseigne „un ordre politique fondé sur la hiérarchie du mérite et de la valeur et qui apporte une solution universelle aux problèmes posés à l’homme par la révolution technique“. (Critique positive) Devenons pour cela les nouveaux corps francs de la Révolution, soyons les éveilleurs de notre peuple, forgé par le même sang, soudé dans la même volonté, uni autour du même destin! Le défi est immense, certes, à la limite de la raison, mais qu’importe, mes amis, car c’est de cette folie que la sagesse accouche, c’est de cette volonté que la vie se garde et c’est de ce désespoir que rejaillit l’espérance!
À condition de le savoir, à condition d’y croire, à condition de le vouloir.
Aussi: debout mes frères,
il faut agir, aujourd’hui si nous voulons,
demain, la victoire de la Reconquista!
Pierre Krebs
-----------------------------------------------------

martes, 16 de abril de 2013

* DOMINIQUE VENNER EST NÉ LE 16 AVRIL 1935 A PARIS.-


Dominique Venner, que nous sommes nombreux à considérer comme un maître, notamment dans sa manière d’appréhender l’Histoire, est né le 16 avril 1935 à Paris. C’est donc son anniversaire.
venner-dominique-2101
« C’est un sujet passionnant, très actuel et mal connu que la naissance des révolutions. Il avait été étudié par le sociologue Jules Monnerot (1908-1995) après les événements français de Mai 68 dans son livre Sociologie de la Révolution (Fayard, 1969). Travail précieux pour lequel son auteur a forgé une série de concepts applicables à toutes les situations.
S’agissant d’une étude sociologique et non d’une histoire des idées, Monnerot use d’une seule appellation, sans ignorer bien entendu tout ce qui sépare et oppose les différentes révolutions du XXe siècle, bolchevisme, fascisme italien, national-socialisme allemand, révolution de 1944, ou celle de 1968. Il estime en effet que ces phénomènes de foule relèvent de la même analyse sociologique, tout en faisant une nette différence entre révolutions de type conservatrice et révolutions déconstructrices.
Mais d’abord, Monnerot définit quelques concepts applicables à toute révolution. En premier lieu la « situation historique ». Elle est celle que l’on ne reverra jamais deux fois. C’est vrai pour 1789, 1917, 1922, 1933 ou 1968. Autre notion complémentaire : la « situation de détresse ». Elle se caractérise par des troubles non maîtrisés. La structure sociale se défait : les éléments ne sont plus à leur place.
Quand une société est stable, on y distingue des éléments sociaux normaux (« homogènes ») et des marginaux (« hétérogènes »). Les éléments marginaux sont en marge parce qu’ils y sont maintenus par la pression des éléments « homogènes ». Lorsqu’un seuil critique de bouleversement est atteint, la partie homogène commence à se dissocier. On observe alors comme une contagion de chaos.
Remarque intéressante qui s’applique aux révolutions conservatrices : « l’homogène, même en voie de dissociation, reste l’homogène ». Quand le bouleversement est radical, « du fond même de la société monte une demande de pouvoir ». Le fascisme, en 1922 ou 1933, fut par exemple une réponse à cette demande dans une société ayant un haut développement (industrie, sciences, culture). Dans une telle société, quand l’ordre s’est effondré, les éléments conservateurs (homogènes) deviennent provisoirement révolutionnaires par aspiration à l’ordre et demande de pouvoir.
Comment aboutit-on à une « situation révolutionnaire » ? Réponse synthétique de Monnerot : par carence au sommet. Une crise de régime se caractérise par une « pluralité des conflits ». Tout échappe à l’autorité du pouvoir en place, le désordre devient endémique. La société entre en « effervescence ».
L’effervescence n’est pas la révolution. Elle en est une phase, un moment, avec un début et une fin (un refroidissement) quand le milieu « n’est plus combustible ». Quand l’effervescence retombe, ce ne sont plus les mêmes qui sont aux commandes (Robespierre a été remplacé par Napoléon, Trotski par Staline, Balbo par Mussolini).
Situation révolutionnaire et effervescence font intervenir les « masses ». Ce sont des coagulations momentanées, les troupes des révolutions. Pour diriger les masses, leur donner un système nerveux, les jacobins, puis Lénine (en beaucoup plus efficace) ont conçu l’instrument du parti.
Ce que les léninistes appelaient « la radicalisation des masses », est une tendance à la politisation de catégories jusque-là conformistes et peu enclines à se passionner pour la chose publique (elles demandent surtout à l’État de faire son métier d’État). On entre alors dans une phase d’effervescence, « la société est parcourue en tous sens de réactions affectives intenses, comme les grains de limaille de fer par un courant magnétique ».
Les situations de détresse font apparaître sur le devant de la scène des élites violentes : les « hétérogènes subversifs », des irréguliers et marginaux que les barrières habituelles n’arrêtent pas. Ils contribuent à donner au mouvement sa force de rupture.
Dans une situation révolutionnaire, la carence et le besoin douloureux du pouvoir, peuvent jeter sur la voie de la révolution des éléments sociaux qui n’aspirent qu’à l’ordre. « Une heure vient où les Arditi, les jeunes lansquenets du Baltikum, les réprouvés qui le sont de moins en moins, n’apparaissent plus inquiétants, mais rassurants à la partie la plus homogène de la population. Ils semblent incarner à travers le malheur les valeurs de courage, de bravoure et de caractère sans quoi il n’est pas de grand pays… Même ceux qui ne sont pas leurs partisans pensent qu’il faut laisser faire l’expérience. » C’est un bon résumé des situations historiques d’exception. Mais, comme le précise Monnerot, la « situation historique » est celle que l’on ne revoit jamais deux fois.
Dans la France de 2013, sommes-nous entrés dans une « situation historique » ? Pas encore, bien entendu. Mais des signes attestent que l’on peut se diriger vers une telle situation imprévue. Ira-t-elle jusqu’au bout de ses promesses ? Il est trop tôt pour se prononcer. Mais rien n’est impossible. »
Dominique Venner

lunes, 11 de marzo de 2013

Il y a cinquante ans, le 11 mars 1963 Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, était fusillé au Fort d'Ivry sur ordre de de Gaulle.


Il y a cinquante ans, le 11 mars 1963 Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, était fusillé au Fort d'Ivry sur ordre de de Gaulle.

Bastien-Thiry
« Si l'on en croit le journaliste Jean-Raymond Tournoux, spécialiste des secrets d’État, au lendemain de l’exécution de Jean Bastien-Thiry, voici cinquante ans, le général de Gaulle aurait dit : « Celui-là, ils pourront en faire un héros, il le mérite ! » Ce propos donne à réfléchir. Il n'est pas nécessaire d'approuver l'action de Jean Bastien-Thiry pour reconnaître à sa figure une hauteur qui détonne dans notre époque de médiocrité. Ajoutons qu'il est naturel et légitime que les proches et les admirateurs de Jean Bastien-Thiry voient en lui avant tout la victime d'une injustice et d'une vindicte qui n'ont pas grandi l'homme contre qui il s’était dressé. Ce n'est pourtant pas le visage de la victime qui me semble à retenir. Après s'être levé par lucidité et volonté pure contre le puissant personnage qui, à ses yeux, avait corrompu tant de valeurs constitutives de notre patrie, Bastien-Thiry est allé jusqu'au bout de son engagement. Comme l'a écrit son frère Gabriel dans un livre émouvant : « Ce qu'aucun homme de métier n'avais osé faire, il l'a tenté ». De fait, bien qu'officier, il n'était pas homme de guerre, mais un savant et un intellectuel. Il fut pourtant l'homme d'un projet conduit envers et contre tout, le seul projet cohérent, il faut bien le dire, de la résistance française à la politique d'abandon de nos compatriotes d'Algérie. Puis, devant le tribunal qui le jugeait sur ordre, loin de chercher à esquiver, il a prononcé contre l'homme qu'il combattait un réquisitoire implacable qui le condamnait à une mort certaine. Bien entendu, il était trop lucide pour ne pas en être conscient. Seul celui qui met sa vie en jeu échappe à l'imposture fréquente du discours moral. Le discours peut mentir, l'acte ne ment pas. Et seul celui qui répond de son honneur sur sa vie est authentifié dans sa vérité. La mort de Jean Bastien-Thiry atteste qu'il existe des valeurs plus hautes que la vie elle-même. Voilà ce qui mérite d'être retenu, au-delà de toute pensée partisane. »
Dominique Venner

viernes, 8 de marzo de 2013

Le rite fasciste par excellence.-


Journal-d-un-jeune-fasciste
« Le culte des morts a occupé d’emblée une place centrale dans la liturgie fasciste. Il fut sans doute l’expression la plus forte de sa croyance séculière et de sa conception héroïque de la vie : « il faut s’approcher du martyre avec la dévotion du recueillement et de la méditation comme le croyant s’agenouille devant l’autel d’un dieu, avait écrit Mussolini en 1917. Commémorer signifie entrer dans cette communion des esprits qui lie les morts aux vivants, les générations qui furent et celles qui seront, l’âpre douleur d’hier et le devoir plus âpre encore de demain. » La « confession de foi » par le sacrifice de la vie était la valeur suprême de la religion fasciste. La symbolique du sang régénérateur et fécondateurs des martyrs se développa autour du culte des morts (…)

Les funérailles des fascistes tués étaient certainement d’un point de vue émotionnel, les rituels les plus forts et les plus prenants pour les participants comme pour la foule des spectateurs. Le cortège formé par toutes les organisations fascistes équipées de leurs fanions et drapeaux s’avançaient lentement à travers les rues, au son des tambours et des marches funèbres, passant devant les magasins fermés en signe de deuil. Lorsque le rituel se déroulait en soirée, l’atmosphère était rendue encore plus suggestive par la lueur des flambeaux. L’appel constituait le moment culminant de la cérémonie : l’un des chefs des squadre criait le nom du mort et la foule, à genoux, répondait : « Présent ! » Élevés au rang de héros et de saints dans l’univers symbolique fasciste, les morts veillaient de façon charismatique sur la communion des fascistes en continuant à vivre dans leur mémoire. Ce rituel de l’appel exprimait le lien sacré entre les morts et les vivants, réunis dans la vitalité de la foi : « La vie éternelle naît de la mort ; la mémoire de l’individu rejoint à jamais l’âme de la Nation. » Ainsi ce rituel de l’appel devint le rite fasciste par excellence, le témoignage le plus haut de la religiosité des fascistes, et fut célébré, durant les années du régime, pour tous les morts qui s’étaient distingués dans l’histoire de la révolution et dans la vie de la nation. »
Emilio Gentile. La religion fasciste. Perrin.
——————————————————————————————-

sábado, 9 de febrero de 2013

UNE CROISADE NOMMÉE RECONQUÊTE




Malgré les menaces, le Forum de la nation a pu avoir lieu.

 Lu surLyoncapitale.fr:

  

Dans le même temps, 350 nationalistes, selon les organisateurs, se sont donné rendez-vous dans les Monts d'Or pour le Forum de la nation. Après l'incendie du premier lieu où devait se tenir le banquet nationaliste, à Saint-Germain-au-Mont-d'Or, les organisateurs ont préféré la jouer discret. "C'est quelque part sur Terre, en France, et peut-être en région lyonnaise", s'amuse Yvan Benedetti, président du mouvement pétainiste de l'Oeuvre française, et organisateur de l'évènement. Des nationalistes radicaux de toute l'Europe auraient fait le déplacement : NPD (Allemagne), Casapound (Italie), Genève non conforme (Suisse) ou Phalanges espagnoles (Espagne). Chef des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac gardait tout de même un oeil rivé sur Lyon et la manifestation. "Je suis aujourd'hui solidaire des identitaires comme tous les mouvements qui sont persécutés", confie le conseiller régional, exclu du FN pour salut nazi.



JEUNESSES-NATIONALISTES.FR

Colloque nationaliste
de 10h00 à 12h30 et de 14h à 19h
À l'appel de Jeune Nation

sur le thème :
Face à l’islamisme,
le piège de la laïcité


Avec la participation de :

Yvan BENEDETTI
Président de l’Œuvre française

Pierre-Marie BONNEAU
Avocat aux barreaux de Toulouse et de Lyon

Jérôme BOURBON
Directeur du journal Rivarol

François FERRIER
Ancien conseiller régional de Lorraine

Alexandre GABRIAC
Conseiller régional de l’Isère et président des Jeunesses Nationalistes

André GANDILLON
Rédacteur en chef du journal Militant

Laura LUSSAUD
Présidente du CLAN (Comité de Liaison et d’Aide Nationaliste)

Jean PLANTIN
Éditions Akribea

Vincent REYNOUARD
Révisionniste

Hervé RYSSEN
Écrivain, sociologue

Invités d’honneur :

Pierre SIDOS
Fondateur de l’Œuvre française

Alberto TORRESANO
Phalange Espagnole

Avec cette année une forte délégation étrangère :

Espagne
PHALANGE ESPAGNOLE avec son président Manuel ANDRINO

Allemagne
NPD avec Jens PUHSE

Italie
CASAPOUND avec Sébastien de BOELDIEU

Nombreux stands : artisanat, journaux, associations, mouvements,
dont l’Œuvre française, les Jeunesses Nationalistes, les Études Nationalistes,
les Amis de Léon Degrelle, Akribea, Militant, le CLAN, Rivarol, Le retour aux
sources, Synthèse nationale, le Forum National Social Radical...


Entrée : 60 francs, soit 10 euros en monnaie d’occupation.
Étudiants et chômeurs : 5 euros – moins de 15 ans : gratuit.

De 12h30 à 14h, pause déjeuner sur place
Restauration et bar toute la journée

Le soir : BANQUET NATIONALISTE DU SOUVENIR
En hommage à Jean Bastien-Thiry
né le 19 octobre 1927 à Lunéville, fusillé le 11 mars 1963
pour le 50ème anniversaire de son assassinat par De Gaulle.

Suivi d'une soirée musicale et dansante avec un animateur
Banquet et soirée dansante : 20 €
Pour les repas, réservation obligatoire

(Possibilités de covoiturages, logements militants...)

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :
CONTACT@JEUNE-NATION.COM – 06 61 52 22 53



L'EUROPE FACE AU DÉFI ISLAMIQUE par ALBERTO TORRESANO
CONFERANCE A LYON LE SAMEDI 16 FEVRIER 2013

UNE CROISADE NOMMÉE RECONQUÊTE


1. Identité historique de l’Espagne

a) L’Espagne comme la synthèse de Rome et les populations pré-romaines.
b) Les Wisigoths comme aristrocratie militaire intégratrice.
c) L’Espagne en 711: une monarchie européenne (Rome, germains, christianisme)
2. La conquête musulmane
a) La guerre civile espagnole, l’ intervention musulmane et la collaboration. Soumission militaire à l’Islam (campagnes, esclavage"ahd" des vaincus) et acceptation volontaire (pactes "suhl" avec le pouvoir musulman).
b) Equilibre ethnique - démographique: faible impact de l’immigration berbère, impact nul des peuples de race arabe. Conversion d’une partie des hispano - goths à l’Islam. Bien qu’il n’y ait aucun métissage biologique, même s’il y a un métissage culturel. Les mozarabes, espagnols qui conservent leur identité chrétienne : ils représentent une minorité dans un pays au préalable démoralisé et divisé.
c) La resistance armée contre l’Islam. Noyaux chrétiens dans le Nord, opposés au changement. Pas de projet politique. L’impact de l’Islam n’augmente pas depuis la déroute du général Abderramán al-Gafiqi à Poitiers en 732 face à Charles Martel.
3. Emirat Omeya et règnes chrétiens.
44.jpg (52287 bytes)
Depuis 750, Abderramán I rend indépendante du contrôle politique exercé par Bagdad la partie musulmane espagnole. Politique indépendante, de prestige, vers l’Europe et vers l’Afrique.
b) Dans le même temps, et profitant des querelles internes de l’Islam, le règne puissant d’Oviedo voit le jour. Hormis D. Pelayo, le véritable fondateur est Alfonso I, qui a l’habileté de concentrer la population chrétienne de la moitié Nord. Dans les Asturies, la montagne et le nord de la Gallice. La vallée du Duero se dépeuple, désert stratégique défendu par un noyau de gens pauvres, faibles et isolés. Les Asturies sont, sans aucun doute, culturellement européennes, et ce depuis toujours. La zone d’Espinosa, Vizcaye et Álava dépend d’Oviedo, bien que frontalière.
63.jpg (46029 bytes)
c) Dans les actuelles provinces de Navarre et Aragón un certain nombre de familles de la noblesse basco-wisigothe passent des accords avec l’Islam, qui règne indirectement. Les Banu-Qasi, dans l’Ebre, sont des goths convertis à l’Islam. Los Íñigos, à Pampelune, sont leurs parents et, bien que chrétiens, ils acceptent l’Islam.
  1. d)En Catalogne se produit lentement une percée chrétienne: les francs appuient l’aristocratie locale.
    e) Charlemagne intervient en Espagne. Le Nord de la Catalogne est reconquit, mais les chrétiens de l’Ouest des Pyrénées préfèrent la domination musulmane. Durant tout le IXème siècle, Alfonso II des Asturies collabore avec Charlemagne.
    78.jpg (44079 bytes)
    4. Califat Omeya et reconquête.
    a) Avec Abderraman III, les Omeyas atteignent leur apogée, et proclament l’indépendance (y compris religieuse) de Bagdad (Calife = prince des croyants, depuis 929).
  2. Dans les Asturies, la reconquête progresse vers le Sud de la cordillère de León.
  3. Avec Alfonso III il semble possible de libérer toute l’Espagne, et ce projet paraît évident, mais il échoue.
  4. Dès lors, la Reconquête est l’idée commune des gouvernements chrétiens du Nord.
  5. La reconquête suppose le pouvoir chrétien de tout le vieux royaume wisigoth et l’unité politique.
  6. Ce projet perdure jusqu’à son triomphe grâce à Isabelle et Fernand.
  7. A Pampelune et en Aragon, les relations avec l’Islam sont rompues et un véritable royaume chrétien surgit, allié aux Asturies, avec Sancho Garcés I (900-925).
  8. Premier pèlerinage étranger que l’on répertorie se déroule en 951 : Gotescalco évèque du Puy en Velay, prend la tête d’un groupe de "jacquets", pélerins français allant à St Jacques de Compostelle.
  9. Durant l’année 959, on a retrouvé trace, dans les annales de Saint Jacques de la présence de Hugo fr Vermandois, archevèque de Reims.
  10. 80.jpg (36304 bytes)
La terrible année 997, Almanzor dévaste la ville de l’apôtre Santiago et apporte jusqu’à Cordoue les cloches de sa cathédrale, sur les épaules des chrétiens faits prisonniers.-
d) En Catalogne, la souveraineté est franque, mais le pouvoir effectif est entre les mains des Comtes, alliés entre eux. Les comtés catalans s’unissent autour de Barcelone.
reconquista.jpg (61774 bytes)
5. Autour de l’an 1000.
  1. La puissance musulmane essaie d’écraser les chrétiens avec Almanzor, qui a des vues sur la vallée du Duero et de l’Ebre.
  2. La plus belle de toutes les batailles est celle de "Clavijo" dans la vallée du Duero avec le Duc de Castille Fernán González qui lutte contre les maures et les chrétiens pour la Castille, zone de frontière entre maures et chrétiens.
  3. Au retour de son pèlerinage à Saint Jacques, dans la bataille de la vallée des épées, Clavijo, qui selon la légende a combattu aux côtés du Duc castillan, Santiago Apóstol et San Martín.
  4. Il hérite du comté de Castille avec le titre de, fut le premier monarque castillan et à l’origine de la dynastie de Navarre (1035-1065) –se maria avec doña Sancha soeur de Bermudo III de León, contre qui il lutta et perdit à Támara en 1037, donnant la mort au Roi "leones"??? dans la bataille et Fernando I de Castille, il s’annexa ses pouvoirs, unissant de la sorte León et Castille. Après, il mit en déroute son frère le Roi García de Navarre lui donnant la mort durant la bataille de Atapuerca en 1054 et il étendit jusqu’à l’Ebre les frontières de la Castille.-
  5. Il alla jusqu’au Tage et obtint que les rois maures de Tolède et plus tard de Séville (1063) se reconociesen Vasallos del Rey de Castilla Fernando I.
  6. En 1064 il s’empara de Barajoz et Coimbra et en 1065 mourut avec ses frontières dans le Guadiana.-
  7. A sa mort, la division recommença ce qui produisit une "Guerre Civile" entre ses fils.- La Castille passa dans le giron de Sancho II et León dans celui d’Alfonso qui, avec ses soeurs Urraca Y Elvira, ordonnèrent probablement l’assassinat de leur frère Sancho II, à qui Don Rodrigo Díaz de Vivar, les ducs de Castro, de Lara et des Altas Torres, avaient juré honneur et fidélité jusqu’à la mort et obligèrent le nouveau Roi Alfonso à jurer sur la Bible, de son innocence dans la mort de son frère.-
  8. Après, "Mon Cid" avec ses guerriers (mesnadas) et ses chevaliers furent chasss de Castille avec Doña Jimena et ses filles. Oh monsieur, quel bon vassal !
  9. Si vous pouviez être un bon maître!
  10.           cid.jpg (106508 bytes)
    Le cid, qui devint un exilé en 1072, entra au service de Yusuf el Mu'tamin, roi maure de Saragosse et mit en déroute le roi aragonais Sancho I Ramirez.
    En 1090, il collectionna progressivement les victoires sur ses adversaires du Levant, y compris le Duc de Barcelone, Berenguer Ramon II.
    En 1094, le Cid entra triomphalement à Valence, s'allia avec Pierre I d'Aragon et avec le Duc Ramon Berenguer III de Barcelone, avec l'intention de stopper les almoravides.
    Il maria sa fille Maria (Dona Sol dans le poème) avec le Duc de Barcelone. Son autre fille, Christine, (Elvire dans le poème) se maria avec Ramiro de Navarre.
     A sa mort, à Valence, le 10 juillet 1099, son conseiller levantin rejoint le roi Alfonso VI de Castille. :"Oh Dieu, quel bon vassal, s'il avait pu être un bon maître!"
    cid5.gif (59740 bytes)
  11. Il gagne, mais sans contrôler le territoire. A sa mort, dès 1031, commence la division des musulmans d’Espagne à Taifas.    
b) Pampelune croît aux dépens des autres chrétiens. Sancho III le Grand obtient la quasi unité politique, et de lui descendent tous les rois d’Espagne.
c) León et la Castille portent le poids de la lutte. Fernando I (fils de Sancho II de Pampelune) unifie la Castille et León et traverse le Duero.
d) Les catalans s’allient avec les pampelonais.

En pleine Reconquête, Alexandre II établit l'année sainte de Compostelle, en 1122, dans la bulle "Regis deterna", et annoça que ceux qui visiteraient la tombe de l'apôtre durant les années saintes bénéficieraient de grâces.
Ce privilège est partagé seulement avec Rome, bien que l'année sainte romaine soit plus récente. (1300)

Enrique II, de la famille Trástamara de Madrigal de las Altas Torres de Castille créa les bases de l'hégémonie castillane au sein de la péninsule ibérique. Il lutta aux côtés de la France dans la guerre de 100 ans, mettant en déroute la flotte britannique à La Rochelle en 1372.
Enrique III -1390-1406- fit éclater à Séville la violence anti-judaïque, qui se propagea dans toute la péninsule. Il fit la conquête des Iles Canaries avec son fidèle Juan de Béthencourt. Il fut un allié fidèle de la France et quand éclata le 'Grand schisme' de l'église catholique, la Castille appuya le pontife d'Avignon.

Enrique IV, l'impuissant, dut reconnaître, par la "Concorde de Toros de Guisando" en 1468, sa sœur Isabelle I de Castille comme héritière du trône. Elle se maria avec Fernand II d'Aragon (Le Prince de Machaivel)

52.jpg (33508 bytes)

Ils conquirent Grenade en 1492 et marièrent leurs 4 filles avec les rois les plus puissants d'Europe : Juana I avec Philippe le Bel d'Autriche, Catalina, avec Henry VIII d'Angleterre, Isabel avec celui du Portugal et Maria avec celui de la France. La monarchie hispanique naissait, jusqu'à la paix de Westphallie au XVIIème siècle. (1648-1653) depuis, rien jusqu'en 1939 avec Francisco Franco.

800000.gif (799 bytes)Une croizade nommée Reconquête
Depuis que les 3/4 de la péninsule ont été occupés par l'Islam pendant les années 711 et suivantes, depuis que la première population chrétienne visigothe et hispanoromaine s'était concentrée dans une partie minuscule des tierres du Nord, laissant désert le reste du sol et constituant une frontière naturelle qui protégeait des (ALFEIFAS ) périodiques qui arrivaient de l'autre groupe, les conflits territoriaux entre maures et chrétiens alternèrent avec de longues périodes de paix et de concorde supportable.
Durant ce temps, un roi chrétiens pouvait traiter ses problèmes d'embonpoint avec les médecins juifs du calife cordouan ou une princesse musulmane pouvait passer contrat de mariage avec un noble des Asturies ou basque.
Entre l'Espagne et Al Andalus s'étaient instaurés des contacts commerciaux et des échanges culturels. De même, quelques fois, les sarrazins et les chrétiens s'unissaient fac à un péril commun, comme par exemple, la tentative d'annexion des territoires de la péninsule par l'Empereur Charlemagne (????). Dans une telle situation, le détournement de la doctrine chrétienne dans l'aire d'influence musulmane impliquait un conflit plus important, comme ce fut le cas de l'hérésie d'Ilipando de Tolède, que la ressemblance physique des partisans de Mahomet, des paroissiens du Christ et des dévots de Yavé.
Cette situation se termina quand se produisit l'expansion de "l'ordre de Cluny".dans toute la sphère chrétienne. Les moines bénis réformés déferlèrent en Espagne, clamant une meilleure fidélité de l'Eglise de la péninsule aux normes lithurgiques et au centralisme romain.
Ils instaurèrent une politique plus en accord avec les intérêts pontificaux et réclamèrent, avec toutes ses conséquences, l'intégration à l'Eglise des chrétiens mozarabes, qui guardent leur foi en Jésus-Christ et leur dévotion aux saints au delà de Al Andalus.
Ils furent ceux qui s'imiscèrent dans la politique des rois de la péninsule, qui permirent la naissance de nouveaux états comme le Portugal, unirent d'autres comme l'Aragon et la Catalogne, conspirèrent contre la Castille et Léon et surtout, furent les initiateurs de l'idée de croisade, fomentant l'idée de la nécessité de conquérir les terres qui appartenaient à l'Islam.
A l'exception de quelques épisodes clairement violents, mettant en vedette ou fomentés par les représentants de l'Eglise, (et que, curieusement, les mêmes juifs se chargèrent d'entretenir le souvenir de ces périodes), les hébreux continuèrent à pratiquer en paix leur religion, dans la péninsule christianisée, priant dans leurs synagogues, perpétuant leurs coutumes et les transmettant pour part aux chrétiens avec lesquels ils vivaient.
Discrètement, sans que cela ne soit signalé dans les livres d'histoire, on sait de source sûre ue des chevaliers teutons étaient aussi en Espagne et qu'ils prirent des possessions en Castille. Leur arrivée coïncida avec le mariage de Fernando III 'Le Saint', avec Beatriz de Suabia, fille de Felipe et nièce du quasi mythique Federico Barbarroja.
L'événement se déroula en 1219 et commença par la marche du cortège qui voyagea vers l'Allemagne, sur ordre du roi de Castille et qui séjourna presque 6 mois à la Cour de Frederic II, qui était l'oncle de la jeune mariée. Il semble qu'à son retour en Espagne, une délégation de chevaliers teutons à la tête de laquelle on trouvait le grand maître Hermann von Salza, ils accompagnèrent la fiancée durant son voyage vers l'Espagne, et qu'une fois là-bas, ils reçurent en donation La Mota del Toro, en 1222, et peu après, les frères reçurent Higueras en 1225, Morales de Toro, Benarfaces et Griegos
Des documents du milieu du XVème siècle rendent compte de la présence dans la Casa Central de La Mota, baptisée Santa María de los Castellanos, d'un précepteur et de deux frères allemands, plus un petit nombre de prêtres et de laïques. Des informations font état des noms de deux commandeurs allemands : Eberhard von Mörsberg, en 1255, et Volmar von Bernahausen, jusqu'en 1280.
Néanmoins, juste 100 ans après, la Casa était dirigée par un castillan, probablement cistercien du monastère voisin de La espina, appelé Fray Juan de la Mota, dont on savait qu'il se déplaçait en Allemagne. Des moines bernardins choisirent ce moment pour s'emparer de la propriété.

53.jpg (27472 bytes)
Le passage des chevaliers teutons par la Castille et de leurs protecteurs, depuis Fernando III et Alphonse X, jusqu'à los Trastamaras, rendirent sûr le principe selon lequel les teutons, comme les templiers et les hospitaliers de San Juan qui avaient répondu, avaient donné des preuves spontanées pour s'engager dans la bataille contre l'Islam, qui avait lieu pour la récupération d'une péninsule dont le patrimoine territorial leur serait à jamais inaccessible à l'inverse de la France ou de l'Allemagne.
85.jpg (36215 bytes)
6. L’empire de Tolède.
  1. Profitant de la division à Taifas, Alfonso VI conduit le reconquête à Tolède (1086). C’est l’époque du Cid. La reconquête put se terminer. Mais les berbères arrivent en renfort.
  2. En l’an 1075 démarre la construction de l’actuelle Cathédrale Romane de Compostelle.
  3. Le Cid et ses troupes dans son exil, font la conquête de l’Est avec Valencia del Cid et la Reconquête se serait terminée sans difficulté aucune.
  4. C’est une énigme de l’Histoire que même Fernando III le Saint ne put vaincre et il fallut attendre 4 siècles pour y arriver avec les Rois catholiques à la conquête de Granade avec une coexistence culturelle avec Abul Hasán Ali , appelé par les chrétiens "Muley" et la dernière enclave de Abd-Alá, surnommé Boabdil le jeune, se conquit le 2 janvier1492.
  5. La monarchie hispanique naissait, jusqu'à la paix de Westphallie au XVIIème siècle. (1648-1653) depuis, rien jusqu'en 1939 avec Francisco Franco.
De toutes façons, le mieux est de se référer à Sánchez Albornoz "España une énigme historique" et à García de Valdeavellano "Histoire d’Espagne " (qui paraît seulement au XIIIème siècle).
barra.gif (166 bytes)
empty10.gif (53 bytes)
La Reconquête est une lutte entre civilisations, durant laquelle l’Espagne ne perd jamais son identité européenne et chrétienne, et durant laquelle elle acquiert une vocation de défense universelle des marques de son identité. Pas de métissage durable, ni culturel ni biologique....
PROF.    ALBERTO TORRESANO 
MADRID

jueves, 7 de febrero de 2013

* VOEUX PUBLICS, UNE EXCEPTION FRANCAISE.-

💓💔💕


OEUX PUBLICS, UNE EXCEPTION FRANCAISE


Depuis le premier Janvier 2013, le Président actuellement en vigueur, François Hollande, va presque tous les jours  visiter une catégorie de la population pour lui présenter ses vœux. Les jeunes, les syndicats, les gendarmes : tout le monde y a droit. Il a depuis belle lurette abandonné le train utilisé seulement pour quelques belles photos et emprunte souvent son magnifique objet volant, ceci à grand renfort de kérosène. C'est l'occasion de lancer des banalités ridicules du genre « La jeunesse est l'avenir ». S'y ajoutent à chaque fois des promesses intenables comme celle de terrasser le chômage avant la fin de l'année, alors qu'il sait bien qu'il ne pourra pas le faire ; les médias énamourés dégustent ces promesses.

DES VOEUX ET DES BUFFETS

Ces vœux du Président ne sont que la pointe de l'iceberg des innombrables vœux publics français, véritables scandales générant l'effet de ruine dans toutes les catégories de la population avec par ricochet le chômage et la pauvreté.
Si, depuis le premier janvier, vous avez essayé de contacter votre député ou votre maire, vous avez constaté qu'il était « in-tou-chable » parce que, justement, il était à la fête. Vœux et ensuite « galettes des rois » se succèdent sans interruption, les galettes des rois ne gênant guère ces fameux républicains dès lors qu'elles sont gouleyantes. Un ministre, naguère, s'est vanté d'avoir invité pour recevoir « ses » vœux 10 000 personnes au total, dans « son » ministère, « sa » ville et « sa » présidence de région. Il était présenté avec gourmandise par la  presse comme un « pro », tant son adresse était grande dans la préparation et la tenue de ces multiples fêtes.
Dans les fêtes et réceptions publiques, il peut, certes, arriver que les simples contribuables soient invités. Cela fait partie de ce que l'on dénomme « la stratégie des miettes » : les prédateurs publics spéculent sur leur modeste joie pour continuer à les spolier en paix. Il s'agit, d'ailleurs, de « miettes » en bonne et due forme et parfois, on les aperçoit voleter au coin des vestons. En dehors de ces quelques contribuables invités par erreur, les Hommes de l'État se retrouvent entre eux dans ces réceptions de début d'année : le Président du Conseil Général donne la main au Député, qui la transmet au Chef Syndicaliste. Le Président d'association subventionnée la saisit au passage et la repasse au directeur de société d'économie mixte ; tiens voici le Sous-Préfet qui tend la main au Président du Conseil Général, terminant ainsi la boucle. La balade des mains se produit entre gens qui vivent tous des impôts. On écoute les discours d'une oreille distraite en lorgnant sur le buffet.
Certains pourraient se demander si le total des frais occasionnés par ces vœux représente un chiffre assez significatif pour générer  la pauvreté dans le corps social. Or le calcul montre qu'en fait les frais occasionnés par les vœux publics en France, lesquels constituent une véritable exception française, représentent à peu près 0,2 % du PIB ce qui est tout à fait considérable et suffisant pour faire partir des industries et engendrer du chômage et de la pauvreté.

LE CALCUL

Voici les termes du calcul approximatif.
Il y a d'abord les buffets : pas de vœux réussis sans buffets bien garnis. Pour évaluer le coût des buffets il faut d'abord savoir combien il y a de « puissances invitantes » suivant la terminologie prétentieuse de ces gens. Bien entendu au départ il y a les 40 ministres chacun offrant ses vœux ici ou là ; mais il faut ajouter bien d'autres puissances invitantes comme les dirigeants de l'opposition qui vivent aussi des fonds publics, les dirigeants d'un grand nombre d'assemblées et puis les dirigeants de groupes parlementaires et des Hautes Autorités Administratives. L'évaluation approximative de toute cette population nous amène à 300. Il faut maintenant ajouter le millefeuille administratif qui pèse si lourdement sur toute la France. Un rapport Balladur avait évalué à 591 unités le millefeuille administratif ; nous pouvons arrondir à 600 et nous voilà à un total de 900. Que penser des 36 000 communes ? Les communes les plus importantes, les syndicats des communes, et l'intercommunalité nous conduisent probablement à 1000 puissances invitantes supplémentaires ce qui nous porte à 1900 ; arrondissons  à 2000.
D'autres éléments doivent être pris en compte. Président et Ministres font la fête tous les jours mais les puissances invitantes de moindre catégorie ne font pas la fête tous les jours : il faut faire une moyenne. Soyons modestes et limitons nous à quatre fêtes en moyenne ce qui nous porte le total à 8000 fêtes. Combien de fêtards dans chacune des fêtes ?  L'on se précipite en général pour être invité et il est vexant dans les provinces de ne pas serrer la louche du préfet à cette occasion. Là aussi nous sommes obligés de prendre des moyennes et nous supposons 200 fêtards par séance. Nous voici avec 1 600 000 fêtards.
Dans notre évaluation à la louche, si l'on peut dire, il reste à savoir à combien nous évaluons la place. Il faut tenir compte non seulement des frais des traiteurs mais des transports pour amener les fêtards avec souvent des fonds publics et prendre en considération l'amortissement ainsi que l'entretien des fabuleux palais dans lesquelles se passent ces multiples fêtes. Nous supposons en moyenne un coût de 200 € par place et nous voici à 320 millions d'euros simplement pour le prix des buffets bien garnis.

LE TEMPS

Nous allons surprendre nos lecteurs car nous n'en sommes qu'au début du scandale et encore au sommet de l'iceberg. Un économiste honnête, doublé d'un comptable scrupuleux, doit prendre en compte le temps des fêtards. En effet, faisant preuve pour une fois de gentillesse, nous pensons que ces fêtards sont des personnes de très grand talent même si ils appartiennent aux branches mortes de la nation et exercent parfois leurs talents d'une façon nuisible : voire les chefs syndicalistes ou les dirigeants de l'éducation nationale. Au lieu de passer la journée bouche bée devant une puissance invitante dont ils n'ont rien à faire ils pourraient, avec leurs talents propres,  créer de la richesse dans leur domaine de compétence. Nous ne prendrons pas pour l'évaluation de la valeur de ce temps le tarif d'un PDG du CAC 40, ce qui ne voudrait rien dire. Nous prenons seulement 2000 € par vacation de fêtard ; 2 000 euros multiplié par     1 600 000 nous donne 3,2 milliards d'euros
Avec le coût des buffets nous voici à 3,52 milliards d'euros.

D'AUTRES FRAIS

Nous n'avons pas encore fini car lorsque l'on détricote les causes du désastre français l'on n'est jamais au bout. Une troisième catégorie d'autres frais doit être prise en compte.
Que les lecteurs sceptiques prennent la peine de sortir de chez eux. A la campagne, début janvier ils reçoivent en pleine figure, par voie d’affiche sur les routes, les vœux du Conseil Général  dont ils n’ont rien à faire et à Paris, pendant huit jours, les vœux du Maire. Il faut voir les dames du quartier remercier avec effusion le Maire pour la boîte de chocolat qu'il leur a « offerte » avec l'argent qu'il a ramassé dans toutes les rues, non sans en garder précautionneusement une part pour lui.
Ajouter les cartes de vœux avec frais d'envoi à toute la population, les frais de dessinateurs et de logos, les affiches, les services de communication. Un ministre, naguère, voulant sans doute montrer son attachement aux valeurs de la République avait envoyé en France et à l'étranger des milliers de cartes de vœux avec des images obscènes mettant en jeu certaines de nos gloires nationales. Quand l'on voit, dans le journal local, la photo d'un Conseiller Général venu « offrir » les vœux du Conseil Général dans un asile de vieux, il faut bien comprendre de quoi il s'agit. Ce Conseiller Général reçoit pour cette tâche sympathique une prime, plus ses frais de déplacement, le tout probablement sans impôt. Ne pas oublier le temps des attachés de cabinet chargés de préparer les discours et d'y semer les phrases idiotes habituelles.

LE  TOTAL GENERAL

Personne n'a intérêt à nous informer sur cette dernière catégorie de frais qui se perd dans le marécage nauséabond de la comptabilité publique. L'on peut imaginer que cela nous conduit à un total général de 4 milliards d'euros soit  0,2 % du PIB. Les impôts et charges nécessaires pour financer cette insupportable spécificité française mènent à due concurrence aux délocalisations, au chômage, voire à la pauvreté. Les innombrables fêtards objecteront que nous parlons de gouttes d'eau : objection classique. Mais de multiples gouttes d'eau forment le torrent de la ruine que les prédateurs publics infligent aux autres.
Un diplomate allemand rencontré par hasard il y a quelques années lors d'un mois de janvier avait dit que les vœux publics dans son pays se réduisaient à presque rien mais avait du abréger l'entretien pour courir entendre des phrases banales lors d'une cérémonie !

Michel de Poncins
_____________________________________________________________
Pour envoyer un commentaire ou inscrire un ami
                      micheldeponcins@orange.fr
____________________________________________________________________________ 
CATHOLIQUES POUR LES LIBERTÉS ÉCONOMIQUES (C L E )
          5, rue Dufrenoy 75116 PARIS
                                       INVITATION
                   NOUS AVONS L’HONNEUR DE VOUS INVITER À
                   LA CONFÉRENCE-DÉBAT QUI AURA LIEU
                          le vendredi 22 février 2013  à 18 H 30
                   salle de L'ASIEM 6 rue Albert de Lapparent Paris 75007.